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Commentaires

Thérèse

Cher Philippe, les lieux communs fourmillent sur les consultants, je n'aurais que l'embarras du choix : "le consultant vous fait payer l'heure qu'il vous indique avec la montre qu'il vous emprunte; le consultant sert la soupe de l'employeur à l'employé ; le consultant vend du vent ; le consultant reproche à son client l'incapacité de son entreprise à se servir du conseil efficacement... » Sans parler des caricatures (ah, l'arrogance du consultant, Arlésienne si souvent évoquée aux machines à café, et l'antienne du consultant à l'orchestre national qui veut supprimer tous les doublons et simplifier les partitions ...) Bref, "il" n'y comprend rien et d'ailleurs s'il fait "consultant", c'est bien sûr parce qu'il ne sait rien faire d'autre (extraordinaire tautologie). Je crois que si j'écrivais sur les lieux communs à propos des consultants, ce serait à l'entrée tautologie pour commenter le comble du reproche. Reproche ou "ressentiment". Mais serait-ce souriant ? Pour moi qui suis souvent traitée en "compétence externe", ce serait certainement salutaire. Pour ce qui est de la posture épistémologique du consultant, je crois que ma critique est fondée, mais dépassable, si pas encore dépassée. Je suis plongée dans la lecture d'un livre d'éthologie, "Les origines animales de la culture". Qu'esaco ? Une réflexion sur la relation entre l'expert en comportement animal et l'animal (ou le groupe animal) observé. Pour moi, cette réflexion pourrait bousculer toutes les certitudes de ceux qui s’intéressent aux sciences sociales, ou qui interviennent, de près ou de loin, au nom d’une connaissance de l’âme ou de l’organisation.
Les origines animales de la culture de Dominique Lestel, Champs essais, 2003.

Philippe

Très amusant, le paragraphe sur la posture épistémologique des consultants (je ne sais pas quelle petite icône dessiner avec mon clavier pour représenter un sourire jaune).
Thérèse, s'il te plaît écris nous aussi un petit truc marrant sur ceux qui écrivent sur les consultants, une autre forme dérivée (seconde, donc) de la réalité,Baruya en open space ou humain ordinaire.
Amitiés,
Philippe

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