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Quelques mots français, franglais ou anglais, leur usage commenté ou leur traduction, et des suggestions pour mieux les employer. Il s’agit d’une énumération non exhaustive de mots ou d’expressions qui ont présenté pour moi une difficulté ou une découverte, ou d’idées qui m’ont étonnée ou rendue perplexe, en majorité tirés de textes d’économie ou de management, souvent traduits ou inspirés de textes anglais. J’espère que cette liste hétéroclite aidera les lecteurs quand ils rédigent courriers, rapports, présentations, articles professionnels. Le langage est un continuel compromis entre usages et inventions. La négociation, inconsciente, est politique : il ne s’agit pas de dominer, mais de partager du sens avec des inconnus. Il faut lutter contre la tendance naturelle du management à se croire exempté de la grammaire, à se vautrer dans le jargon et les néologismes barbares, à s’autoriser de piètres inventions lexicales et à se dispenser de toute réflexion sémantique, bref à se croire malin parce qu’il parle un sabir guindé et emphatique qui paralyse la discussion et la pensée. Il faut aussi arrêter d’accuser l’anglais de polluer notre langue. On n’a pas fini de se faire envahir. Je me demande si après l’anglais, le chinois fera des percées aussi décisives dans la langue des affaires… Ce n’est pas l’impérialisme de langues étrangères ou exotiques qu’il faut dénoncer. Mais c’est à la méconnaissance et au désintérêt pour notre propre langue qu’il faut vigoureusement résister. On peut, même quand on présente un plan stratégique ou quand on parle de marketing, employer la langue commune sans la déformer, l’enrichir sans l’alourdir, la préciser sans se ridiculiser… Thérèse Sepulchre
- Dernière mise à jour le 23 juin 2008 avec habitus, merci et mettre au centre.
Bonsoir Thérèse
Deux, trois autres mots grapillés de ci, de là. "Protagonistes", qui deviennent très souvent "principaux", faisant ainsi tourner cette association inutile au pléonasme navrant. "Eponyme", exemple rare de mot souvent bien employé par les journalistes (le nom d'un film tiré du roman éponyme). Mais sans qu'on puisse s'empêcher de penser que tout cela est bien emphatique. C'est comme "holistique" : Christophe Lambert, du temps de son passage chez Publicis, n'avait que ce mot à la bouche, pour désigner l'approche de son agence. Comme disait Luis Régo, « il faut éviter de se lancer dans des phrases au-dessus de ses moyens ».
Rédigé par: Do Espirito | 05 mars 2007 à 22:23
Très intéressant. Il faudrait y ajouter "adresser", utilisé à tort et à travers, notamment dans le conseil, "performer", et ses différentes dérivations à tiroir (surperformer, par exemple), etc.
Rédigé par: Ted et Eux | 06 février 2007 à 22:13
Très intéressant. Il faudrait y ajouter "adresser", utilisé à tort et à travers, notamment dans le conseil, "performer", et ses différentes dérivations à tiroir (surperformer, par exemple), etc.
Rédigé par: Ted et Eux | 06 février 2007 à 22:13
Bonsoir,
Tout simplement génial! J'en ai fait une note sur notre blog associatif!
Merci,
Richard
Rédigé par: richard | 05 avril 2006 à 23:14