Depuis le commencement des temps, les guerriers envoient les petits garçons en premières lignes. Jusqu’aux mollahs qui expédiaient des enfants de 13 ans se faire sauter sur des mines entre les deux fronts pendant la dernière guerre Iran – Irak*. Chez les fourmis, cela ne se passe pas comme cela : c’est en fin de vie que les vieilles ouvrières quittent les profondeurs de la fourmilière et vont monter la garde aux entrées ou aux lisières en attendant l’ennemi (gamin qui s’amuse à donner un coup de pied en passant, araignée distraite, pivert ou fourmi d'une autre colonie ...). Mourir au combat, en défendant la patrie, voilà la fin programmée de la fourmi. Les hommes ne sont pas aussi raisonnables. Ils ne sont pas si fous non plus : les petits garçons sont plus faciles à embobiner que les vieilles dames. Il n’est pas né à temps celui qui aurait convaincu ma grand-mère de faire le salut militaire.
* Persepolis, Marjane Satrapi, L’Association, 2007





Bien chère Madame Thérèse: les petits garçons sont plus faciles à embobiner que les vieilles dames, certes. Mais les vieilles dames courent quand même moins vite que les petits garçons, non?
Et puis, de toute façon, les petits garçons n'ont qu'à pas donner des coups de pieds dans les fourmilières! Faut pas qu'ils s'étonnent de se retrouver à la guerre, après! ;-)
P.S.: La dame s'appelle Satrapi et pas Satrape, bien qu'il s'agisse manifestement de la même racine persane. ;-))
Rédigé par: Caplan | 11 juin 2009 à 20:45
Sapristi ! C'est vrai que les vieilles dames qui font la guerre, c'est chez TOUTES les fourmis, quelle que soit la colonie, quelle que soit l'espèce. À mettre à l'ordre du jour de la prochaine convention de Genève ?
Rédigé par: Thérèse | 11 juin 2009 à 22:59