D’après le magazine Forbes, il ne resterait au mois de mars 2009 plus que 793 milliardaires au lieu des 1125 dénombrés l’année dernière à la même heure. Où sont passés ceux qui manquent à l’appel ? Qu’importe, ils ne comptent plus. Les pauvres sont-ils moins pauvres pour autant ? Hélas, l’argent disparu ne profite à personne, il a fondu comme neige au soleil. Les sommes astronomiques se sont liquéfiées dans les dévalorisations immobilières ou sont parties en fumées dans l’incendie planétaire des bourses. La dévalorisation correspond à une retombée du soufflé. D’où le constat n°1 en comptabilisation des riches :
- Moins il y a de riches, plus il y a de pauvres (logique).
On peut dire bien des choses à partir de ce constat :
- Moins il y a de pauvres, moins il y a de riches (à quantité de richesse égale ou réduite).
- Pour qu’il y ait plus de riches, il faut donc nécessairement qu’il y ait plus de pauvres (Pour encourager la richesse, il ne faut surtout pas décourager la pauvreté ; au contraire, la création de richesses a besoin des pauvres, selon le principe énoncé par le comte de Saint-Simon : <la nation> veut que les pauvres soient généreux à l’égard des riches et qu’en conséquence les moins aisés se privent journellement d’une partie de leur nécessaire pour augmenter le superflu des gros propriétaires... »).
- Donc plus il y a de pauvres, plus il y a de riches...
D’autres notions sont sujettes à ce tournebouli cérébral. Elles désignent, comme la richesse, à la fois une qualité (quantité) et une répartition de cette qualité (quantité). Par exemple : la bêtise est en même temps une qualité (l’envers de l’intelligence ?) et une place dans le classement (on est toujours plus ou moins bête par rapport à quelqu’un). À propos, bêtise et folie sont-elles deux facettes du contraire de l’intelligence ? Pour Érasme qui fait en fait l’éloge, le fou et le sot se confondent. Pourtant n’est pas fou qui veut, tandis que le sot donne toujours l’impression d’y mettre du sien, et l’envie de le punir. Diderot écrit à Sophie Volland qu’après une soirée gâchée par un fâcheux qui avait passé son temps et monopolisé la conversation à décerner des prix de bêtises à tous ses contemporains, quelqu’un constata qu’à dénombrer ainsi les sots, on en oubliait toujours un...





Ah oui, tu parles d'un tournebouli cérébral! Maintenant, j'ai mal au crâne! Je dois être bête... ;-)
Moi qui arrivais tout juste à assimiler: "Les appartements bon marché sont rares. Tout ce qui est rare est cher. Donc: les appartements bon marché sont chers."
Rédigé par: Caplan | 29 mars 2009 à 13:45
Depuis le début de la crise, tout le monde sait que l'argent ne fait pas le bonheur ; il ne sert qu'à aller faire ses courses au magasin hard discount du coin.
Amitiés,
Pierre Zimmer
www.surtoutchangezrien.com
Rédigé par: Pierre Zimmer | 06 mai 2009 à 08:12
Au bonheur des riches, l'argent ne suffit pas. Quant à ceux qui sont démunis, il leur sera retiré même le peu qu'ils possédaient (c'est l'effet Mathieu, je me suis toujours demandé si cette remarque était liée à l'évangile ou à la chanson "n'y a qu'un cheveu sur la tête à Mathieu").
Caplan, tu as tout compris !
Rédigé par: Thérèse | 06 mai 2009 à 09:16