Je ferais beaucoup mieux de regarder tomber les feuilles mortes, au lieu d’écouter l’assourdissante stupeur des places financières. Mais je ne peux rester insensible au cours du sens des mots. Le dégonflement de la bulle immobilière a des effets notables et immédiats sur la rhétorique économique et politique. La tendance est à la minimisation. Que de précautions oratoires chez les politiques et même chez les journalistes ! Les mêmes qui depuis 10 ans, que dis-je, 25 ans, parlaient de crise, parlent aujourd’hui de … crise. Là où l’emballement commandait au moins « catastrophe épouvantable », « déflagration du millénaire », et bien non, tout le monde essaye de se rassurer. Rien de plus paniquant que le "pas de panique". La moindre montée des cours de bourse est accueillie par des cris de soulagement tandis que les gros dévissages suscitent des soupirs de consternation. Si les efforts des politiques pour enrayer la débâcle peuvent impressionner, pour ma part, je suis sidérée par l’humilité des experts. Décoiffés par le vent des boulets, beaucoup mangent leur chapeau. Le monde, qui en a vu d’autre, continue de tourner. « M’en fiche, j’ai rien en bourse, et je dois plein de sous à ma banque ». Le bon sens populaire risque de ne faire qu’un tour … de sang quand les premières gelées vont toucher les feuilles de paie, les feuilles d’impôts… En attendant la neige, tombent les feuilles, une par une et je suis en train de rater cela...





Mais non, mais non, Madame Thérèse. Il ne faut pas voir tout en noir, voyons...
...
AAAAAAAAAAAH!
Rédigé par: Caplan | 17 octobre 2008 à 18:00
Je vois la vie en vert et quand le vert vire au rouge ou au gris, je vais sur Milsabor ! à propos, je me demande comment tu fais pour faire plein de choses à la fois. Je croyais qu'il n'y avait que moi dans ma cuisine...
Rédigé par: Thérèse | 17 octobre 2008 à 18:52